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Articles de presse


Dans cette rubrique vous allez découvrir quelques articles de presses de nos adhérents opposés à l'hégémonie de l'interprofession oléicole : L'Afidol.

Article de "La Provence du 25/04/2012

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Le SDMP au coté de la Coordination Rurale


Nous ne souhaitons plus cette agriculture industrielle.
Cette agriculture aux mains des Agro-Industriels.
Nous ne voulons plus de cette agriculture aux nombreuses taxes comme par exemple les CVO qui sont réservées aux seuls produits français.



Inadmissible dans l'oléiculture française.

Article paru dans le journal "La Provence" du mercredi 25 Avril 2012


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Il faut sauver l'huile d'olive de Provence


29 Janvier 2010, 14:31

INFO

Il faut sauver l'huile d'olive de Provence


Trop abondante, chère et peu consommée, elle est concurrencée par celle d'Italie, d'Espagne et de Grèce. Sa désaffection menace toute une profession.



Aujourd'hui, la neige a gobé toute la Provence. On ne voit plus rien. Plus aucun signe dans le paysage, si ce n'est les traces des voitures sur les petites routes. Le temps a tout gommé mais certainement pas les oliviers ou les soucis des oléiculteurs. Ils vivent un paradoxe dramatique. Leur huile est en surproduction, mais trop chère, elle ne se vend pas. Les paradoxes ont une particularité, ils s'empilent. La France ne produit pas assez (5 % de sa consommation), mais les Français préfèrent les huiles italiennes, espagnoles, voire marocaines. Même les chefs cuisiniers de la région, s'ils jouent les artistes inspirés en faisant voltiger les flacons du coin, c'est un peu pour épater la galerie. Car bien souvent, pour faire la cuisine, on utilise des huiles venues d'ailleurs et vendues des clopinettes au Metro (le magasin en gros des restaurateurs) du coin.

Le maquis incompréhensible des AOC

A Oraison (Alpes-de-Haute-Provence), Michel Henry, http://www.savonnerie-moulinahuilepaschettahenry.com du Moulin à huile Paschetta-Henry, n'a pas grand peine à trouver les mots et à qualifier de "stupide" la décision prise, il y a dix ans, par l'Association française interprofessionnelle de l'olive (Afidol, www.afidol.org).
"C'était l'âge d'or de l'huile d'olive. Elle était rare, donc chère, et la bouteille se vendait dans les 12 à 15 euros. Il fut décidé d'encourager la plantation d'oliviers. Plus de 3 000 hectares furent plantés, sans oublier l'effet de levier qui nous porte à trois fois plus de terrain. Aujourd'hui, le climat favorable vient de nous procurer deux récoltes magnifiques. Nous nous retrouvons avec sur les bras des productions énormes (7 000 tonnes, soit... 0,5 % de la production espagnole) que nous ne pouvons pas écouler." Résultat : Michel Henry, 62 ans, dont la maison a été créée en 1922, a de gros problèmes de trésorerie. Il a dû appeler les producteurs (souvent des petits-fils des amis du grand-père fondateur) pour leur dire qu'il ne pourrait pas les payer. Il leur versera un acompte prochainement, et le solde en juin, s'il arrive à vendre ses stocks, qui augmentent dangereusement. Or, il faut savoir qu'une huile d'olive ne peut pas franchement bien se garder au-delà de dix-huit mois. L'Afidol a envoyé au gouvernement une demande de subvention pour financer un système de conservation au froid de l'huile d'olive de Provence. "Petit souci, rappelle Michel Henry, ce système à froid n'est pas l'idéal pour protéger une huile composée à 90 % d'acide oléique, celui-ci devenant cotonneux dans les basses températures." La France oléicole (30 000 petits oléiculteurs, 230 moulins) souffre, et elle n'est pas sortie de l'auberge.

Autre problème, celui de la législation sur les appellations d'origine contrôlée (AOC). Ce système censé protéger les labels locaux a souvent des effets pervers. On connaît celui de l'appellation contrôlée du jambon de Bayonne (22 départements peuvent en produire !), mais celui des huiles d'olive de Provence est encore moins clair. Il n'existe pas d'appellation régionale. Comment voulez-vous vendre à Tokyo une production fragmentée en neuf appellations incompréhensibles (huile d'olive de Nyons, de Nice, de Nîmes...) alors que Provence est un terme aussi magique que Toscane (l'huile préférée des Français) ?

A Manosque, au Moulin de l'Olivette, Christian Testanière, également moulinier, constate la même chose. Il se heurte aux surproductions et a demandé à ses adhérents d'autoconsommer, de lever le pied. Christian Testanière refuse cependant le mot de crise. Il y voit, malgré des moments très difficiles à venir, l'occasion de remettre d'équerre un marché désordonné. "Il va falloir que l'on quitte une époque où l'on ne songeait pas à communiquer et à commercialiser. Nous n'avons pas de force de vente valable face à des géants particulièrement habiles : comment voulez-vous rivaliser avec les Espagnols et les Italiens !" Leurs coûts de production en Espagne n'ont rien à voir. Si, en France, on arrive à un prix de revient de 7 euros le litre, en Italie et en Espagne, il n'est que de 2 euros...

La commercialisation compte en tout cas un as du genre : Olivier Baussan. Créateur de l'Occitane (où il est toujours directeur artistique), puis d'Oliviers &Co (qu'il a dû céder), il s'est lancé avec ferveur dans une nouvelle croisade, Première Pression. Lui aussi constate qu'une huile sortie d'un moulin provençal chiffre à 12 euros le litre (prix de vente), mais il ne peut rien contre les huiles espagnoles (5 euros) ou italiennes (8 euros). Il a repris son bâton de pèlerin et distribue 35 producteurs provençaux. Fini les fastes d'Oliviers &Co (on y vendait récemment un quart de litre d'une huile du Portugal à 120 euros le litre !), place à la modestie valeureuse des petits bidons sobres. Baussan a ouvert un efficace musée de l'Olive (www.ecomusee-olivier.com), il serre tous ses budgets et dispose de quatre points de vente. Il est en croisade, notamment pour les fruités noirs (dont il raffole). Navré des décisions prises par les instances professionnelles (style Fédération française de football instaurant, par exemple, une croquignolesque CVO : " cotisation volontaire obligatoire "), ce quinquagénaire vibrant constate aussi que l'Espagne est loin devant avec ses machines à vendanger. Il a le cœur fendu par la situation critique de certains mouliniers mais ne désespère pas. Il faudrait juste des idées (cela s'appelle le marketing), une volonté commune, des étiquettes un peu moins compliquées.

Si Michel Henry attend une issue grâce à un consensus ou "un drame", Olivier Baussan compte d'abord sur... les Français. "Je crois beaucoup à cette nouvelle philosophie qui consiste à consommer ce qui est proche de chez soi. Les "locavores" vont certainement se rapprocher de nos huiles d'olive. Et découvrir que l'herbe est verte aussi dans notre pré."
F. S.

http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2010/01/30/01006-20100130ARTFIG00105--il-faut-sauver-l-huile-d-olive-de-provence-.php
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Article de "La Provence du 21/11/2009

samedi 21 novembre 2009, 13:35




Un moulin à huile en guerre contre l'Afidol.

Par La Provence
Créé le 21/11/2009 11:26
L'Association française interprofessionnelle de l'olive (Afidol) est censée promouvoir l'huile d'olive de notre région. Pourtant, de nombreux mouliniers s'opposent à cette organisation et refusent de prélever la CVO (Cotisation volontaire obligatoire !) de 0,14€ par kg d'huile que chaque moulin doit encaisser auprès de chaque producteur.

C'est le cas à Oraison pour Henry Paschetta http://www.savonnerie-moulinahuilepaschettahenry.com qui fait porter sur l'Afidol la responsabilité de la surproduction d'olives, cette dernière mettant en péril la trésorerie des moulins et des producteurs : "Pour engranger le plus de cotisations possible, l'Afidol a encouragé les nouvelles plantations à tour de bras. On en supporte aujourd'hui les conséquences", précise encore Henry Paschetta.
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http://www.laprovence.com/actu/un-moulin-a-huile-en-guerre-contre-lafidol

http://www.laprovence.com/print/182356?title%20moulin%20%C3%A0%20huile%20en%20guerre

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Article de "La Provence du 05/09/2005



05 Septembre 2005, 14:31


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