En cours de chargement... Veuillez attendre quelques instants le chargement complet de la page
X

Bulletin info du SDMP Mars 2010

samedi 13 mars 2010, 10:23

Confrères Mouliniers,

Cela fait bientôt dix ans que nous menons la lutte, et c'est un comble, contre cette interprofession AFIDOL dirigée par des carriéristes dont l'ambition unique est d'assurer leurs revenus.
Savent-ils réellement ce qu'est le véritable travail de moulinier ?

Avoir voulu faire passer notre production artisanale à un stade semi-industriel, mettant ainsi la charrue avant les boeufs, en concurrence avec d'autres pays producteurs dont les coûts de revient ne sont en rien comparables aux nôtres est assurément la démonstration, s'il en fallait encore une, de leur incompétence et de leur orgueilleux aveuglement.
Jouer les pseudo-percepteurs pour des individus qui ont rendu notre profession précaire en faisant miroiter que l'huile d'olive était de l'or, est intolérable.
Si beaucoup de moulins continuent à adhérer à un tel système, c'est uniquement par peur des représailles juridiques ou dans l'espoir de percevoir des subventions. Il faut avoir le courage de ses opinions.
Hélas, la réalité démontre la justesse de nos mises en garde.


Si certains doutent encore de notre jugement, nous les invitons à lire cet article extrait de la revue LSA du mois de février 2010.
Cliquez pour agrandir l'image


Le groupe LESIEUR est à l'origine de la création de l'AFIDOL. Son directeur général délégué qui n'est autre que le vice-président de l'AFIDOL est également président de la commission ''Commercialisation'' au sein de cette même interprofession.

LESIEUR a participé au financement de l'AFIDOL car il y trouvait son intérêt. Quel était-il ?
Acheter au prix le plus bas des huiles du midi de la France en surproduction pour les revendre en grande distribution, avec une marge substantielle.
Nos huiles restent chères donc peu abordables mais par contre donnent une image attrayante au rayon. En aucun cas elles nuisent à la commercialisation de toutes les autres huiles d'olives d'importation dont les volumes sont impressionnants avec des prix très faibles. Ces dernières ne sont pas soumises aux CVO (nous sommes les seuls au monde) ni aux taxes de toutes sortes.

L'accord de partenariat MONINI-LESIEUR (qui ne travaille pas à la Croix Rouge sinon ça se saurait) est simple :

  • Amener sur le même créneau que nos huiles d'olive françaises (qui ont déjà bien du mal à se vendre) les huiles d'olive italiennes. Il faut savoir que les huiles d'olive Monini sont des huiles haut de gamme, elles seront donc positionnées sur le même segment que nos propres huiles mais vendues à un tarif plus attractif.

  • Dégager des marges plus importantes avec des huiles italiennes de qualité.

  • Infiltrer le marché italien des huiles de graines.

On sacrifie donc la production oléicole française au bénéfice de la production italienne dans le but de vendre des huiles de graines. Merci Monsieur le Directeur Général Délégué… 
Comment peut-on concilier le développement d'une grande multinationale et la défense des petits moulins français ?

 
Si cela n'est pas un coup de poignard dans le dos !!!


Cet accord donnera certainement un nouveau souffle pour l'huile d'olive italienne (Comme le précise le directeur général de Lesieur et vice président de l'Afidol)  par contre il sonnera le glas de l'huile d'olive française.
  • Au fait, les huiles d'olive italiennes seront-elles soumises aux CVO ?
  • Avons-nous vu l'Afidol réagir fermement à cet accord de partenariat ?
Ne soyons pas surpris des réponses quand on connaît la filiation de l'Afidol avec le groupe Lesieur.

Voilà la réalité, cher confrère et c'est ce que vous cautionnez en adhérant à cette politique absurde et vicieuse de l'Afidol.
Au bout du compte quel sera l'avenir pour notre métier ?

  • Vivre de subventions ? Subventions pour planter, pour fabriquer, pour conserver au froid, pour commercialiser.
Sachez que les subventions ne seront pas éternelles.
  • Brasser des volumes d'olives importants pour au final avoir une entreprise déficitaire et dont l'équilibre financier dépendra des politiques et de leurs subsides ?
  • Aller dans un gouffre pour quelques inconditionnels vassaux bien en cour ?

N.B. Pour enfoncer un peu plus le clou, l'Afidol envisagerait d'alourdir la part moulin des CVO de 0,04€/L, soit un total TTC de 0,23€/litre d'huile d'olive. Cette augmentation permettrait de développer la publicité et la communication "officiellement" pour la promotion de l'huile d'olive française.
Ces actions devraient être mises en oeuvre par le président de la commission commercialisation de l'Afidol qui est le DGD de Lesieur. Comment les intérêts de l'oléiculture française pourront être préservés…  A méditer.
Il y a des limites car nous sommes tous assis sur la même branche que scie l'Afidol.

Aucun éclaircissement sur ce sujet n'a pu être obtenu au siège de l'Afidol.
Rejoignez le SDMP, dernier rempart.


haut de page

A propos de notre Blog

Si vous désirez nous contacter à propos d'une contribution publiée sur notre Blog ou si vous souhaitez soumettre une contribution à publier, cliquez sur le bouton ci-dessous :
Cliquez sur le bouton pour m'écrire


Copyright © 2018. Tous droits réservés.Contactez l'auteur à sdmp100@gmail.com